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Dans le Sud: le Nouvel An sans leurs fils

Ils ont quitté leur domicile sans laisser de traces ni de nouvelles à leurs parents. Eux, ce sont deux jeunes, Stéphane Perne et Kumar Nunkoo, âgés de 23 et 30 ans respectivement.

Stéphane Perne (à g.) a disparu depuis août et Ashwin Nunkoo depuis juillet.

Stéphane Perne est porté manquant depuis le 30 août au poste de police de Souillac. Il aurait indiqué à son père qu’il se rendait à la boutique. Ashvin Kumar Nunkoo, lui, n’a plus donné signe de vie à ses proches depuis le samedi 23 juillet. Il était parti courir seul dans les champs de canne, à Rivière-Dragon. Des questions fusent et viennent alimenter la tension chez ces deux familles. Qu’a-t-il bien pu leur arriver? Pourquoi ne sont-ils pas rentrés?

Chez les Perne, à la rue Pitot, à Souillac, la tristesse et l’incompréhension règnent en maîtres. Et aujourd’hui, Patrick Perne n’a qu’un souhait: «Que la main de Dieu apporte le soutien à mon fils là où il est…»

La famille n’a pas lésiné sur les moyens pour poster des annonces et des affiches dans divers endroits du pays. «Nous avons distribué des milliers d’affiches. En vain», explique Maria Perne, la tante de Stéphane.

Selon un des proches, il soupçonne qu’un ami de Stéphane Perne aurait eu une mauvaise influence sur lui. Un ami qui habite la même région. Mais il y a aussi le fait que ce passionné de badminton souffre de troubles psychiatriques. «So léta ti stabilizé. Li ti byin avan ki li disparet», fait comprendre sa tante.

Du côté de la famille Nunkoo à Rivière-Dragon, des battues sont toujours effectuées afin de retrouver Ashvin. «Dépi ler nou pankor konn so dernié lapel ki linn fer», explique Raj Nunkoo, son père, qui essaie tant bien que mal de ne pas céder au désespoir.

Les proches du disparu attendent encore que les appels effectués par le trentenaire soient passés au crible. «So mama fek sorti inn al rod li dan Rivière-Noire. Nou pakoné si dimoun laba malérezman pou éd nou», dit Raj Nunkoo, qui fêtera ses 60 ans dans trois mois. Impossible de penser à fêter en ces conditions. «Fini gayn 5 mois, nou pé gard lespwar mem…»

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