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[Vidéo] Blue-Bay: Apre “No Picnic” Nou Trouv “No Entry” Lo Laplaz Aster

Des pique-niqueurs sont tombés des nues en se rendant à leur spot préféré à Blue-Bay, dimanche 15 janvier. Un câble métallique avec un petit panneau rouge sur lequel est écrit «Private Road, no entry» barrait la ruelle où ils ont l’habitude de garer leurs véhicules.44

L’un d’eux a aussitôt pris une photo. Celle-ci a atterri sur Facebook et fait le buzz depuis, avec son lot de commentaires. D’autant qu’il y a une semaine, un autre internaute a attiré l’attention sur un panneau planté dans le sable à Pointe-d’Esny indiquant «No picnic».

«Depuis tout petit, j’emprunte ce chemin pour me rendre à la plage plus bas. Mais depuis quelque temps, les habitants ont fait installer des panneaux interdisant l’accès. Dimanche, ça a été le comble avec le câble métallique», témoigne un des pique-niqueurs, qui a tenu à garder l’anonymat. Il a guidé l’express dans la ruelle de la discorde, lundi 16 janvier.

Video:

Le chemin, qui n’a pas de nom à première vue mais qui se distingue avec ses deux panneaux sur lesquels sont écrits en gras «Private Road – No Entry», mène à une plage publique avec vue sur l’île des Deux Cocos. Il traverse un morcellement et est bordé de maisons et de résidences touristiques, toutes clôturées. Ce qui frappe aussi, c’est la double ligne jaune de chaque côté de la rue. Le câble métallique figurant sur la photo postée sur Facebook y est aussi. Mais il gît au sol.

«Il était accroché hier. Les habitants l’ont enlevé afin qu’ils puissent circuler avec leurs véhicules.» C’est ce qu’a fait valoir notre guide, nous montrant le crochet au mur d’enceinte servant à accrocher le câble.

Durant la tournée, nous tombons sur deux jeunes. Ils effectuent de menus travaux dans l’une des grandes cours barricadées. L’un d’eux, Brian, qui se présente comme «enn zanfan» de Blue-Bay, accepte de nous parler.

Interrogé sur l’accès «privé» qu’il emprunte depuis trois semaines pour venir travailler, il dit ne pas comprendre comment celui-ci peut être privé. «Cette rue est très fréquentée par des Mauriciens et des touristes. Si cela continue, tout deviendra privé. Kot nou pe alé !» fustige-t-il.

Nono, maçon et habitué des lieux, abonde dans le même sens. Il dit ne pas trouver «normal» ce qui se déroule dans cette partie de l’île. Il montre du doigt des ressortissants étrangers qui, affirme-t-il, «font la pluie et le beau temps ici comme un peu partout à Blue-Bay» depuis deux à trois ans. Il demande aux autorités de prendre les «mesures qui s’imposent pour que la situation retourne à la normale afin que les Mauriciens puissent profiter des biens publics».

Situation «infernale»

Quid des résidents ? L’express a fait le tour du quartier, en espérant tomber sur l’un d’entre eux. La seule qui nous a ouvert son portail a indiqué qu’elle était déjà en conversation avec quelqu’un sur Skype, et nous a demandé de revenir plus tard.

Au final, c’est un opérateur de l’une des résidences touristiques qui nous a expliqué l’installation des panneaux et du câble métallique. «C’est infernal ce que l’on vit depuis dix ans. Les gens viennent et se garent devant notre porte n’importe comment. Des pilotes qui habitent ici ont beaucoup de mal à circuler. Nous avons appelé la police de Blue-Bay et nous sommes allés voir les autorités concernées pour nos doléances. Nous avons eu toutes les autorisations nécessaires», justifie-t-il.

Qu’en est-il vraiment ? Suffit-il d’installer un panneau pour qu’une route devienne privée ? L’express a posé la question à un préposé officiel de la Road Development Authority, lundi 16 janvier. La réponse est sans équivoque. «Il existe très peu de routes privées à Maurice. Elles concernent surtout les morcellements Integrated Resort Scheme et Property Development Scheme qui sont clôturés avec gardien», explique-t-il.

Il précise qu’il est «possible» qu’une route mitoyenne qui dessert les résidents sur un terrain privé «soit interdite d’accès au public». Cela, même s’il mène vers une plage publique. «Pour ce qui se passe à Blue-Bay, je ne peux me prononcer précisément car je ne connais pas le dossier.»

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